Chaque année, la publication des résultats CFA déclenche la même question chez les candidats : quel est le taux de réussite du CFA cette session, et où se situe-t-il par rapport aux sessions précédentes ? Ce chiffre, communiqué par le CFA Institute quelques semaines après chaque fenêtre d'examen, cristallise à la fois l'angoisse et la motivation des candidats à travers le monde. Comprendre ces statistiques, niveau par niveau, permet de mieux se situer, de dédramatiser un examen réputé difficile et surtout d'identifier ce qui distingue les candidats qui réussissent de ceux qui échouent.
Le taux de réussite du CFA, un indicateur suivi de près par les candidats
Le programme CFA (Chartered Financial Analyst) est structuré en trois niveaux, chacun sanctionné par un examen distinct. Après chaque session, le CFA Institute publie officiellement le pourcentage de candidats ayant obtenu la note minimale requise (le Minimum Passing Score). Ce taux de réussite CFA varie d'une session à l'autre en fonction de la difficulté relative de l'examen, du profil des candidats inscrits et de la proportion de candidats qui repassent l'examen après un premier échec.
Historiquement, le CFA Institute communique deux types de données : le taux de réussite "brut" de la session, et la moyenne historique depuis la création du programme en 1963. Ces deux repères permettent de savoir si une session a été particulièrement sélective ou, au contraire, plus clémente que la moyenne.
Le taux de réussite CFA par niveau : les chiffres 2025-2026
CFA Level 1 : le grand tri
Le Level 1 reste le point d'entrée le plus disputé du programme. Lors de la session de mai 2026, le taux de réussite s'est établi à 39 % sur plus de 31 500 candidats à l'échelle mondiale, contre 45 % lors de la fenêtre de février 2026. Sur l'ensemble de l'année 2025, les taux ont oscillé entre 43 % et 45 % selon les sessions. À titre de comparaison, la moyenne historique du Level 1 depuis 1963 s'établit à 41 %, ce qui confirme que ce premier niveau reste structurellement le plus sélectif des trois.
CFA Level 2 : le niveau charnière
Le Level 2, souvent considéré comme le plus technique et le plus dense en volume de matière, a affiché un taux de réussite de 43 % en mai 2026. Sur 2025, les résultats ont fluctué plus largement, entre 42 % et 54 % selon les sessions, ce qui illustre à quel point la préparation individuelle pèse lourd à ce stade. La moyenne historique du Level 2 est de 46 %.
CFA Level 3 : la dernière ligne droite
Le Level 3, qui met l'accent sur la gestion de portefeuille et intègre des questions rédactionnelles (essay), affiche traditionnellement les meilleurs taux de réussite. En 2026, il s'établit à 50 %, après une moyenne de 49,5 % sur l'année 2025. La moyenne historique depuis la création du programme atteint 55 %, le taux le plus élevé des trois niveaux.
Pourquoi un tel écart entre les candidats ? Les facteurs qui expliquent les statistiques
Le taux de réussite global masque une réalité plus contrastée : tous les candidats ne partent pas avec les mêmes chances. Le CFA Institute publie d'ailleurs des données par type de candidat qui sont particulièrement révélatrices. Pour la session de mai 2026, les candidats de Level 1 qui passaient l'examen pour la première fois ont obtenu un taux de réussite de 45 %, contre seulement 25 % pour les candidats ajournés (ceux qui repassaient l'examen après un report ou un échec). Au Level 2, l'écart est similaire : 48 % pour les primo-candidats contre 25 % pour les candidats ajournés.
Plusieurs facteurs expliquent ces écarts :
- Le temps de préparation effectif : le CFA Institute recommande environ 300 heures d'étude par niveau, un seuil rarement atteint par les candidats en échec.
- La maîtrise de l'éthique (Ethics) : ce domaine, présent à chaque niveau, peut faire basculer un score proche de la moyenne dans le bon ou le mauvais sens.
- La régularité du travail : les candidats qui étalent leur préparation sur plusieurs mois obtiennent statistiquement de meilleurs résultats que ceux qui concentrent leurs révisions sur les dernières semaines.
- La pratique intensive de questions type examen (mock exams) : la simulation en conditions réelles reste le meilleur prédicteur de réussite selon les retours d'expérience des candidats.
- Un accompagnement structuré : un cadre de révision, des échéances et un retour sur les points faibles réduisent significativement le risque d'échec.
Comment se placer du bon côté des statistiques
Le taux de réussite du CFA n'est pas une fatalité individuelle : il reflète la moyenne d'une population très hétérogène en termes de préparation. Un candidat qui respecte un plan de travail rigoureux, qui couvre l'intégralité du programme et qui s'entraîne massivement sur des questions type examen se situe statistiquement bien au-dessus de la moyenne globale. C'est précisément la logique d'un accompagnement structuré : transformer une préparation en solitaire, souvent désorganisée, en une trajectoire balisée avec des objectifs hebdomadaires, des évaluations intermédiaires et un retour d'expérience sur les erreurs récurrentes.
Le taux de réussite ne dit pas tout
Ces statistiques, aussi utiles soient-elles pour se situer, ne doivent pas devenir une source d'anxiété disproportionnée. Elles reflètent la performance moyenne d'un ensemble de candidats aux profils et aux niveaux de préparation très variés, pas la probabilité de réussite d'un candidat individuel qui suit une méthode de travail rigoureuse. Se concentrer sur la qualité de sa préparation plutôt que sur le pourcentage global reste, année après année, la meilleure stratégie pour rejoindre la colonne des candidats qui réussissent.
Chez Institut Capital, nous accompagnons les candidats au CFA à chaque niveau avec une méthode de préparation structurée, un suivi personnalisé et des simulations d'examen conçues pour maximiser vos chances de réussite. Si vous préparez votre prochaine session, découvrez notre coaching CFA et donnez-vous les moyens de figurer parmi les candidats qui passent du bon côté des statistiques.